Pirithoos Membre

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Posté le: Mer 09 Jan 2008 12:41 Sujet du message: Les couloirs du temps, Volume 1 : La croisade brisée |
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Alors c'est parti pour l'exploration des couloirs du temps, fresque magistrale et dantesque, pleine de verve et de panache... Non, juste des excuses pour les fautes d'orthographe, critiques welcomed car si c'est naze c'est toujours bien de la savoir (je n'ai pas les facilité d'écritures de certains...). Bonne lecture pour ceux qui en auront le courage !
Les couloirs du temps
Volume 1 : La croisade brisée
Chapitre un : Fuyons !
Dans un fracas de pierres brisées, la ville s'effondrait, les falaises se désossaient et sombraient dans la terre. La ville basse avait déjà disparue, happée par les profondeurs dans un océan de fumée, alors que les ponts qui reliaient la ville haute commençaient à se tordre. Parmi les cris et les pleurs, Pirithoos contemplait le spectacle macabre, dans quelques secondes, le dôme central allait s'écrouler. Des centaines de griffons survolaient la zone, cherchant à secourir quelques miraculés suspendus aux poutres et aux murs qui tenaient encore. Tous ceux qui n’avaient pas voulu quitter la ville étaient condamnés. Un grondement titanesque faisait trembler la région, partout autour de la capitale le sol se déformait, des crevasses aspiraient les arbres dans des rugissements de pierres, les animaux affolés glissaient dans les fissures, tentant désespérément de se raccrocher à la vie. Puis soudain, le sol cessa d'éclater, les explosions de roches se firent moins fortes, les vibrations se turent. Un rayon d'espoir naquit dans le regard des milliers de rescapés, l'espoir que la cité puisse survivre à ce chaos alors que le dôme central trônait toujours royalement. Mais dans un bruit d'agonie, le monument se dressa, des fissures apparurent, et enfin tout se brisa, les arches se détachèrent des murs et la structure démembrée chuta, écrasée sous son propre poids. On entendit nettement la cité mourante frapper l'immense lac souterrain qui, après avoir englouti la capitale, pu surgir des profondeurs comme un geyser, submergeant le cratère béant et effaçant toute trace de civilisation. Des nuages de poussières s'élancèrent dans les airs, masquant le soleil et étouffant les poumons. Puis l'eau rempli le bassin en quelques minutes, des vagues géantes avalèrent les dernières murailles et s'engouffrèrent dans les crevasses creusées par les secousses précédentes, finissant de noyer tout ce qui était tombé à l'intérieur.
Une caravane de réfugiés s'était formée le long de la route qui menait à la péninsule infernale. Humains, orcs, taurens, gnomes, elfes … Toutes les nations et races fuyaient la région détruite, s'entraidant et organisant la protection du convoi. Au milieu de la foule en fuite, Baldar courait et donnait des ordres afin de faire hâter le départ du convoi.
« Allez ! Ne perdons pas de temps ! L’ennemi est au marécage ! » Il s’approcha d’une famille de trolls qui chargeait une armoire dans une remorque, « Laissez cela ici et faites monter en vitesse des vivres et ceux qui n’ont pas de moyens de transport. Vos meubles ne serviront à rien. » La mère montra son énervement en l’insultant et se moquant du nain, montrant qu’elle ne comptait pas abandonner les quelques biens qui lui restait. Le paladin la reprit, « Madame, je crois que vous n’avez pas saisi la situation : si nous ne rallions pas la porte au plus vite, les armées de Stormwind la détruirons pour ne pas laisser passer d’autres dragons. Notre sort leur importe peu, ils ne nous attendront pas, alors remonter dans votre chariot et préparez vous au départ. »
Baldar poursuivit son inspection, comme tout le monde, il n’avait été informé du complot que dans les heures précédant l’attentat. Son regard se posait sur les milliers de réfugiés qui avaient tout perdu et qui avaient encore tant à perdre, contrairement à lui qui était seul et sans possession depuis bien longtemps. Il avait fuit Azeroth pour oublier son passé et cette croisade était un bonheur pour ce militaire en fin de carrière. Il y avait d’ailleurs gagné beaucoup d’argent, qu’il n’avait pu dépenser et un grade confortable. Espérant ainsi finir ses jours en Outre-terre, sur un champ de bataille avant que l’âge ne le prenne. Il frottait sa barbe grisonnante, plongé dans ses pensées, redoutant maintenant les deux interminables journées à venir. Durant lesquels il allait devoir faire avancer coûte que coûte femmes et enfants, sous les assauts perpétuels de nuées d'ennemis. Certes il attendait la mort, mais pas tout de suite, car cette mission de sauvetage était bien trop importante. N’ayant jamais pu assouvir ses rêves de gloire, il entretenait l’espoir de sortir un jour de l’anonymat par un acte de bravoure, le respect de ses hommes ne lui suffisait plus. Il voulait le peuple derrière lui.
Après un ultime rappel des consignes de sécurité et du déroulement des opérations, tout était prêt, le convoi démarra dans le calme.
A quelques kilomètres de là, les troupes ennemies se regroupaient en haut du col menant aux marécages de Zangmar. Les tambours ne résonnaient pas, l'armée assassine était silencieuse comme la mort. Même les drapeaux étaient absents et les corps de batailles ne se différenciaient pas. Peu à peu, une immense forme noire se massait sur toute la largeur du passage, dominant la forêt en aval. Les généraux renégats survolaient les différentes formations, regardant avec satisfaction les ruines de Shatrah.
A cet instant, un gnome chevauchant un griffon aux plumes argentés vint voler aux côtés d’un elfe planant au-dessus de la forêt de Terokar : « Pirithoos te voilà, Habkam t'attend pour escorter le matériel. Il soupira en regardant les cohortes malveillantes dressées entre les montagnes. Heureusement, ils ne sont pas aussi nombreux qu'ils le prétendent. Nous avons encore une chance…
-Oui, ils se lancent à notre poursuite alors que leur armée n’est pas prête. Pourquoi partons-nous tout de suite ? Je croyais que nous devions attendre le premier assaut.
-Les nouvelles ne sont pas bonnes, Azeroth panique, nous partons tout de suite.
-C'est le meilleur moment pour se faire repérer, c'est idiot !
Ils plongèrent tous les deux vers une clairière située aux sud de l'ancienne ville. Là-bas étaient regroupées toutes les guildes qui n’avaient pas encore quittées l’Outreterre. Cachés entre les arbres, chacun écoutait le rapport des espions décrivant l’organisation des troupes ennemis. Un gigantesque Tauren aux poils noirs, auquel il manquait le bras droit, terminait de rappeler point par point les missions de chaque faction :
« Et souvenez-vous bien, une fois le départ donné, personne n’aura de repos tant qu’il restera des membres de la coalition en Outreterre ! La bataille de ce soir n’est rien comparée à ce qui nous attend sur le chemin. »
Après une rapide acclamation, le tauren se retira en boitant tandis que tous les soldats s’agitèrent, vérifiant les selles, serrant les côtes de mailles autour du cou de leur monture, posant des renforts en cuir sur les ailes, la flotte aérienne n’allait plus tarder à décoller.
Plus haut dans le Nord, les 3 Damnés, revoyaient leurs plans, confiants en leur surnombre et leur effet de surprise. Depuis la nuit de leur condamnation et leur destitution, leur haine avait rêvée de ce jour, et leur rancune avait empoisonnée leurs nuits.
Alors que les nuages de poussières se dissipaient, le soleil se dessina succinctement sur les cimes du trône des éléments, puis l'obscurité envahit la forêt. Des jets de lumières vertes bondirent alors le longs des lignes de l'armée noire qui coupant à travers les bois, fondit sans clameur ni cri de guerre vers le convoi. La horde et l'alliance regroupée en une seule coalition se préparait à affronter les ténèbres sur les ruines de leur croisade avortée.
Les fantassins ennemis descendaient la pente ascendante rapidement, se faufilant entre les arbres, filant entre les feuilles. Larae, camouflée parmi les branches, pointa son arc en direction des traîtres et décocha une première flèche, la pointe se planta dans la nuque d’un assaillant qui s’écroula. L’elfe sauta sur un arbre adjacent, pointa, tira, un autre homme s’effondra sur le sol humide. Alors qu’elle se battait, elle ne pouvait s’empêcher de penser à l’accueil de son père lors de son retour à Darnassus. Lui qui avait refusé de la laisser partir en croisade ne manquerait pas l’occasion de l’humilier devant ses frères. Puis une pluie de flèches mêlées de sorts tomba des arbres, tout un régiment d’elfes massacrait et ralentissait l’avancée de l’ennemi. Piégés par l’obscurité et par la haine des elfes pleurant la cité, ils mourraient par centaines, chutant et roulant sur le sol mousseux de la forêt, incapables de voir les archers qui bondissaient d’arbre en arbre. Le travail des ombres meurtrières étaient payant, troublés et désorganisés, peu d’hommes réussissaient à atteindre les défenses du convoi. Et ceux qui l’atteignaient mourraient sous les coups de dizaines de guerriers. La forêt crépitait de lumière et d’explosions.
Tandis que les cadavres s’accumulaient, le convoi avançait mais restait dans la zone de combat. La mère troll qui s’était disputé avec Baldar, s’était saisie d’un fusil et tirait sans sommation sur tout ce qui pouvait sortir des bois. Ses cris de rage terrorisaient ses enfants qui assistaient à la bataille cachés sous d’épaisses peaux de cuir. Cependant de plus en plus de troupes parvenaient à approcher et les défenses se battaient à un rythme de plus en plus soutenu. Les orcs formaient une féroce arrière garde pendant que des magiciens gnomes et mort-vivants courraient entre les caravanes. Humains et taurens avaient pris de l’avance afin de parer aux embuscades tendues le long de la route. En peu de temps, à la lisière des bois, la nuit s’était retirée, vaincue par les milliers d’éclats de sorts qui illuminaient les troncs et brillaient dans les boucliers.
Pendant que le combat allait en s’intensifiant, des cris rauques résonnèrent entre les troncs.
Des factions de gobelins chevauchant des sangliers apparurent, bondissant entre les hautes racines. Les flèches des elfes rebondissaient contre leur peau épaisse et leur course effrénée se poursuivait. Larae tirait sans succès sur eux, devant ses échecs répétés, elle se jeta sur le dos d’une des bêtes déchainée et poignarda son cavalier. Libéré, le sanglier s’enfuit en grognant loin du champ de bataille. Puis elle grimpa en vitesse sur l’arbre le plus proche avant de se faire encercler.
L’ennemi ne pouvait entraver le convoi qui continuait à fuir rapidement, déjà les arbres se faisaient plus éparses tandis que l’air chaud des péninsules infernales était de plus en plus palpable.
Néanmoins nombre de gobelins rattrapèrent la caravane et percutèrent tout sans discernement, broyant, écrasant les malheureux qui tentait de les arrêter. A cet instant, Baldar parcourait la ligne de front, le paladin balayait d’un coup de hache les malheureux qui tentait de mettre feu aux chariots. Il vit l’avancé des monstres à l’arrière de la caravane. Un gobelin ridé enfonça la carriole de la mère troll, ses enfants avaient été projetés sur le sol. Il serra fermement son arme dans ses mains noueuses et se dirigea d’un pas rapide vers lui. La petite créature le regarda, ri cruellement et tapa sur l’échine du sanglier qui parti en trombe. Arrivé face à Baldar, le guerrier mit un genou à terre et roula, balançant sa hache dans les pattes de l’animal, tranchant juste au-dessus des sabots. Dans un hurlement de douleur la bête s’effondra, écrasant son cavalier dans sa chute. Il se releva et s’adressa à un chevalier « Dites à tout à tout le monde d’accélérer la cadence, si ces lâches nous envoient les gobelins, c’est que nous avons réussi à fuir leur armée. Ils tentent de nous ralentir, n’essayez plus de réparer les attelages et foncez ! »
Malgré cela, la bataille se poursuivit tard dans la nuit, la coalition fuyant et protégeant tant bien que mal ses réfugiés. Dans ce combat mouvant, de nombreux chariots furent incendiés ou détruits, obligeant leurs occupants à continuer à pied. Les défenses se fatiguaient et les premières pertes se faisaient ressentir parmi les guerriers les plus fatigués. Heureusement, de plus en plus de troupes arrivaient par groupes désorganisés et épuisés par les kilomètres parcourus pour rattraper les fuyards. Ils étaient abattus bien souvent plusieurs mètres avant d’avoir pu atteindre le convoi. Plus que quelques heures avant de quitter Terrokar et le plus dur semblait avoir été accompli.
Leurs mains étaient crispées et ils se méprisaient plus que jamais. Des cadavres flottaient sur les berges du cratère de Shatrah. L’endroit était imprégné de mort et pourtant leur colère ne s’apaisait pas. En voulant aller trop vite, ils avaient perdu la première bataille. La coalition était sur le point de parcourir librement les plaines de la péninsule infernale et les pertes étaient sérieuses. Fou de rage, un damné trempa ses doigts dans l’eau, le second se mit à genou, enfonça sa main dans le sol et le troisième inspira une grande bouffée d’air. Alors en même temps, les trois damnés entamèrent une douloureuse litanie.
Le convoi sortait enfin de la forêt à l’aube, Larae tirait ses dernières flèches et Baldar se reposait dans un chariot. Les soldats trottinaient le long de la caravane, harassés et les jambes pleines de courbatures. Le dernier assaut datait de plus d’une heure et ils n’avaient croisés que de petits groupes d’ennemis sans danger. Personne ne parlait, la matinée allait être consacrée au repos, les chirurgiens soignaient les dernières plaies. Larae retira son casque et détacha ses cheveux. La route montait et elle regardait la forêt en dessous qui se découvrait sous le soleil naissant. Aucune trace de la bataille n’était visible. Cependant, un détail attira son attention, la cime des arbres se pliait comme sous l’effet du vent, mais un vent localisé qui progressait vers elle. Elle prêtait l’oreille et discerna le bruit de branches qui se cassaient sous la puissance de la bourrasque.
Loin devant, Baldar fut réveillé en sursaut par une puissante explosion et des grondements. Il sauta du chariot et vit le feu qui avait pris en queue, ainsi que trois dragons qui s’acharnait à l’écart autour d’un petit être bondissant…
Bon, à suivre ou pas ? car je peux en mettre des tartines lol _________________
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